La pression monte autour du conflit social qui paralyse une partie du réseau de transport en Martinique. Dans un courrier adressé aux responsables de Martinique Transport, l’Association des usagers des transports de Martinique (AUTM) tire la sonnette d’alarme et appelle à une intervention immédiate.
Depuis 21 jours, le mouvement opposant les salariés de la société Transaglo à leur direction continue de perturber fortement la circulation des bus, notamment sur le territoire de la CACEM ainsi que sur certaines lignes du nord caraïbe. Une situation qui, selon l’association, pénalise lourdement la population.
Un blocage aux conséquences sociales majeures
L’AUTM dénonce un blocage total du service, privant des milliers de Martiniquais de leur droit à la mobilité. Accès au travail, à l’école, aux soins ou encore aux activités du quotidien, les impacts se multiplient et s’intensifient.
Au-delà des difficultés pratiques, l’association pointe également un risque de rupture d’égalité face au service public, ainsi qu’une dégradation de l’image de Martinique Transport. Elle estime que le conflit dépasse désormais le cadre social et s’inscrit dans une dimension politique.
Des usagers laissés sans solution
Autre point de crispation, l’absence de mesures concrètes depuis le début du conflit. L’AUTM souligne qu’aucun service minimum n’a été mis en place et qu’aucune reprise, même partielle, n’a été proposée à ce stade.
Les usagers, eux, restent sans visibilité ni accompagnement, dans un contexte où la situation continue de se dégrader.
Des demandes claires adressées aux autorités
À la veille d’une rencontre prévue avec la préfecture, l’association formule plusieurs exigences :
- une intervention rapide et active dans les négociations
- la mise autour de la table de l’ensemble des parties prenantes
- la mise en place d’un service minimum dans les plus brefs délais
- des mesures exceptionnelles sur les titres de transport (prolongation, compensation)
- une communication claire, régulière et transparente envers la population
Pour l’AUTM, il est désormais urgent de prendre des décisions fortes afin d’éviter une aggravation de la crise et un durcissement des tensions.
Un appel à des actes immédiats
Face à l’urgence, l’association insiste : les usagers n’attendent plus des intentions, mais des actions concrètes. Elle appelle à une sortie de crise négociée, tout en rappelant la responsabilité des autorités dans la continuité du service public.










