La violence armée a une nouvelle fois frappé Pointe-à-Pitre. Ce mercredi 7 janvier, un adolescent de 17 ans a perdu la vie après avoir été touché par plusieurs tirs dans le quartier Henri IV, communément appelé Washington.
Selon le témoignage d’un riverain, plusieurs coups de feu ont été entendus avant qu’un véhicule ne quitte les lieux à vive allure. Alertés par les détonations, des habitants se sont rapidement approchés et ont découvert le jeune homme grièvement blessé, gisant au sol.
« J’ai essayé de lui porter secours en prenant son pouls », confie un témoin. « Il avait perdu énormément de sang, on ne pouvait plus rien faire. » D’après ce dernier, la victime aurait été atteinte à de multiples reprises, évoquant jusqu’à sept impacts de balle.
Les premières constatations réalisées sur place indiquent que l’adolescent a notamment été touché à la joue gauche ainsi qu’au pied. Malgré l’intervention rapide des secours, son décès a été constaté peu après les faits.
La procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, s’est rendue sur les lieux dans la journée. Elle a annoncé qu’une autopsie sera pratiquée ce vendredi afin de préciser les circonstances exactes du décès. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs et déterminer le mobile de cette fusillade.
Ce nouvel homicide survient dans un contexte particulièrement tendu. Trois jours plus tôt, Anthony Sarazin, un jeune Petit-Bourgeois, avait déjà été tué par balle dans ce même quartier, en marge du carnaval. Une répétition des faits qui alimente l’inquiétude des habitants et relance la question de la sécurité dans ce secteur de Pointe-à-Pitre.
Avec ce drame, la Guadeloupe enregistre déjà trois homicides depuis le début de l’année, un chiffre préoccupant qui illustre la persistance d’une violence meurtrière touchant des victimes de plus en plus jeunes.









