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Le SMIC devrait atteindre les 1 300 euros net en mai 2022

Inflation oblige, le Smic sera revalorisé le 1er mai pour la troisième fois en sept mois et devrait atteindre la barre des 1300 euros net, alors que le pouvoir d’achat est un thème dominant de la campagne présidentielle. Selon une estimation du ministère du Travail, le Smic va augmenter automatiquement le 1er mai entre 2,4% et 2,6% du fait de l’inflation enregistrée ces quatre derniers mois, une revalorisation qui va bénéficier directement à un peu plus de deux millions de salariés.

En janvier, le Smic avait augmenté de 0,9% après une hausse – rare en cours d’année – de 2,2% en octobre déjà due à l’inflation. La hausse exacte sera connue le 15 avril quand l’Insee publiera son estimation définitive de la hausse des prix en mars. Selon son estimation provisoire jeudi, la progression de l’indice des prix à la consommation, tirée par la hausse des prix de l’énergie due à la guerre en Ukraine, s’établit en mars à 4,5% sur un an et à 1,4% sur un mois.

Une fourchette entre 1.641 et 1.647 euros

Actuellement de 1603 euros brut par mois, le Smic devrait être compris dans une fourchette entre 1641 et 1647 euros au 1er mai. En net, il passerait de 1269 euros à 1299-1304 euros, soit une augmentation de 30 à 35 euros. Le Smic horaire brut passerait lui de 10,57 à 10,82-10,85 euros.

Alors que le Smic est revalorisé automatiquement le 1er janvier, la loi prévoit également une augmentation mécanique en cours d’année en cas d’inflation. Celle-ci s’applique dès lors que l’indice des prix pour les 20% des ménages les plus modestes a progressé d’au moins 2% par rapport au niveau pris en compte lors de la dernière revalorisation. Le Smic est alors augmenté dans les mêmes proportions.

Or les chiffres publiés jeudi montrent que cet indice a dépassé ce seuil des 2% en mars par rapport à novembre, mois de référence pour la dernière revalorisation intervenue en janvier. En outre, comme le soulignait dès la mi-mars le chef du département de la conjoncture de l’Insee Julien Pouget, l’indice des prix pour les ménages modestes augmente plus vite que l’indice global « compte tenu de la pondération de l’énergie et de l’alimentation dans sa composition ».

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