Témoignage poignant : Steeve à 44 ans et à un CAP Opticien. Son malheur a commencé suite à un accident de moto

Un internaute n’a pas hésité à témoigner sur les réseaux sociaux suite à sa rencontre avec un sans-abri dans les rues de Fort-de-France. Ce dernier se prénomme Steeve. Il a comme diplôme, un CAP Opticien et à 44 ans. Un témoignage poignant.

Le témoignage d’un internaute sur sa rencontre avec un sans-abri dans les rues de Fort-de-France.

“Ce matin, autour de 9h30, devant l’IEDOM, Alors que je rejoignais mon véhicule, garé tout en face du Trésor, d’un pas lent et prudent avant de traverser l’avenue. Un homme en fauteuil roulant, cheminait lentement du côté de l’Atrium. Cette vision toute familière de part mes activités, était peu conforme cependant, car cet homme n’était vêtu que d’un pantalon.
L’image avait de quoi me surprendre, quand bien même les premières caresses de ce soleil matinal avait de quoi réchauffer plus d’un. Et, c’est au moment d’ouvrir la porte de ma voiture que la curiosité me ramena vers cet homme qui m’avait semblé assez étrange, de si bonne heure. Où était-il passé ?

Il était couché à même le ciment et l’horreur de sa situation me révéla son état. Il était unijambiste. Les gens passaient sans prêter attention, comme si sa présence, par terre était normale, sans gravité. Je ne pouvais partir, comme si de rien n’était. J’ai pensé qu’il avait besoin d’aide. Qu’il était peut-être malade ou même affamé, vu son état. En revenant vers lui, en le voyant bouger la tête sur son tee-shirt qui n’était plus qu’un haillon, c’était insupportable et impensable. De tous les sans-abris qui sont visibles dans les rues, je ne pouvais imaginer faire la rencontre d’une personne en situation de handicap dans un tel état. Son fauteuil roulant abîmé, un modèle très ancien et la toile du siège n’allait pas durer longtemps. Je ne pouvais partir sans rien faire et je me suis éloigné pour lui trouver du secours, en appelant le 115.
C’est alors que je compris bien des choses. Que le malheur des gens, quand bien même l’organisme sollicité est habilité à porter secours à une personne en détresse…

La personne au téléphone, quoique gentille, n’avait pas de solution et me conseilla le Samu Social qui était fort impuissant, également, car tout le personnel était en formation. Cependant la dame me demanda de tenter le 15 qui me dit, de son côté que ce service n’était concerné que par les cas d’urgence totale, notamment les accidents, tout en me conseillant d’appeler le 17. La police. Chose que je fis et encore, une voix féminine m’affirma qu’une patrouille allait venir s’enquérir de la situation de cet homme.

Évidement, pour moi il avait besoin d’aide. Il était inadmissible qu’une personne en situation de handicap se retrouve dans cet état, dans la rue. Je ne pouvais imaginer son quotidien. Finalement il s’est réveillé et tout surpris me dit qu’il se reposait un peu. Nous avons longuement parlé car je voulais savoir, comment il s’était retrouvé dans une telle situation. Entre temps, aucune patrouille et aucune voiture de police n’est parvenue jusqu’à nous.

Steeve à 44 ans, il a un diplôme. Un CAP Opticien et son malheur à commencé, suite à un accident de moto. Avant de partir, il m’a quand même demandé une pièce. Je lui ai promis de l’aider à sortir de la rue et pourquoi pas, à trouver du travail, car Steeve parle très bien et me semble suffisamment intelligent, et puis avec toutes les boutiques d’opticien et lunetteries existantes, il devrait pouvoir travailler un jour. Se lever le matin et prendre son fauteuil, voire le bus ou le TCSP pour vaquer à ses occupations, comme tout le monde. Je lui ai promis un bon fauteuil pour demain matin…
Tout moun cé moun. En attendant un miracle ou une belle opportunité…”

Suite à ce témoignage, sa mère a indiqué que “Steeve à un dossier à la MDPH, un dossier renouvelé tous les 5 ans. Il est un toxicomane depuis plus de 20 ans. Je suis sa mère mais malheureusement pour nous sa famille Steeve aime ses conditions de vie, Steeve à un maison pour l’accueillir. Et je tiens à signaler à tous ces vendeurs de crack je prie pour qu’ils aillent tous en enfer car donner la mort aux gens avec ce produit d’une grande dépendance c’est donner aussi une grande souffrance à leur famille alors oui il existe un Dieu et je sais qu’il pourriront aussi bien sur terre qu’aux enfers.”

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