Vaccination
Image d'illustration / Freepik.
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Dans les Hauts-de-France ce week-end, trois centres de vaccination ont été contraints de fermer leurs portes plus tôt que prévu, faute de volontaires voulant se faire injecter le vaccin AstraZeneca. En tout, 1180 doses n’ont pas pu être injectées dans la région.

En cause, une défiante grandissante pour le sérum du groupe suédo-britannique en raison de possibles effets secondaires observés chez certains vaccinés, comme des cas graves de formation de caillots sanguins.

Refus de se faire vacciner

À Calais, le centre de vaccination installé au Forum Gambetta a ainsi arrêté son activité samedi après-midi, après avoir injecté seulement 200 doses sur les 750 disponibles. Il en reste donc 550. « Les gens ont tout simplement refusé de se faire vacciner », a indiqué la maire de la ville Natacha Bouchart sur BFMTV ce lundi matin.

« Il y a quatre semaines, plus de 1500 doses ont été injectées sans problème, en termes d’accueil et de communication. Il y a maintenant huit jours, nous avons été dotés de 1250 doses. On a commencé à avoir beaucoup de mal à convaincre les gens qu’ils devaient accepter ce vaccin. Sur les 1250, on en a écoulé 1100 », a poursuivi l’élue LR.

Cette dernière a expliqué avoir alerté les services de l’agence régionale de santé et les cabinets de la présidence. Elle attend désormais une campagne nationale pour expliquer qu’il n’y a pas de risque à recevoir le vaccin AstraZeneca.

« On est sur un mois d’avril où l’on nous avait dit que l’on allait vacciner en masse. Mais on ne sait pas combien de doses il nous reste de Pfizer et de Moderna, celles d’AstraZeneca vont être difficiles à écouler et on sait que celles de Johnson & Johnson ne sont pas prêtes d’arriver. On se retrouve sur un mois d’avril où l’on n’a pas suffisamment de vaccins », a-t-elle déploré en conclusion.

62 cas de thromboses veineuses cérébrales

On recense à ce stade 62 cas de thromboses veineuses cérébrales dans le monde, dont 44 dans les 30 pays de l’Espace économique européen (UE, Islande, Norvège, Liechtenstein) pour 9,2 millions de doses de vaccin administrées, a indiqué la semaine dernière l’Agence européenne des médicaments (EMA),

En Allemagne, 31 cas suspects de thrombose veineuse cérébrale (dont 19 s’accompagnaient d’une chute des plaquettes sanguines) ont été répertoriés à ce stade, avec 9 morts, selon l’Institut Paul-Ehrlich. Des cas ont également été rapportés en France (12, dont 4 morts, sur 1,9 million d’injections selon l’Agence du médicament), et en Norvège (5 cas, dont 3 morts, sur 120.000 injections) ou aux Pays-Bas.

Au Royaume-Uni, où on a largement vacciné avec AstraZeneca, le bilan diffusé samedi évoque 30 cas dont 7 décès, sur un total de 18,1 millions de doses administrées.

« Aucun lien de causalité n’est prouvé, mais il est possible et des analyses supplémentaires sont en cours », a assuré mercredi dernier l’EMA, qui se réunira à nouveau sur le dossier du 6 au 9 avril.

De son côté, l’ANSM a confirmé le 26 mars l’existence d’un risque « rare », en se basant sur « le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène ».

« Un excellent vaccin »

Les personnels de santé, de leur côté, essaient de rassurer la population. Si le sérum du groupe suédo-britannique « a souffert d’une mauvaise communication depuis le départ », il faut rappeler, pour Mylène Obliastro, virologue à l’Institut national de la recherche agronomique (IRAE), « le rapport bénéfice-risque ».

« Les cas de thrombose représentent une proportion d’un cas pour 100.000 doses d’AstraZeneca. On prend beaucoup plus de risques tous les jours en prenant sa voiture. On ne parle jamais des cas d’effets secondaires graves ou d’allergies pour les autres vaccins », a-t-elle précisé sur BFMTV.

« Il faut se dire qu’il peut y avoir des risques, on n’a pas encore réussi à les élucider, mais AstraZeneca reste un excellent vaccin », a assuré la virologue.

« Il semblerait qu’il y ait un risque de thrombose chez les patients les plus jeunes, mais il faut rassurer les personnes les plus âgées en disant qu’elles ne sont pas concernées par ce sur-risque », a abondé sur notre antenne le médecin épidémiologiste Martin Blachier, le vaccin AstraZeneca étant recommandé aux personnes de 55 ans ou plus en France.

Mylène Obliastro a dit espérer qu’il s’agisse d’une remise en cause « temporaire » des injections d’AstraZeneca. « Personne ne voulait du Pfizer et du Moderna au départ et maintenant tout le monde les réclame. On a les vaccins, il faut les utiliser, c’est vraiment le seul moyen que nous ayons pour sortir de cette crise », a-t-elle insisté.


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