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Couvre-feu en Martinique : « on se moque de nous et bonne année »

Maître Jiovanny William indiquait sur les réseaux sociaux à la mi-journée attendre toujours l'arrêté imposant un couvre-feu à 22 heures. Un arrêté qui a finalement été publié hier et donc pas contestable.

Il y a trois jours, Stanislas Cazelles, préfet de la Martinique instaurait un couvre-feu au réveillon de la Saint-Sylvestre entre 1 heure et 6 heures du matin. Hier, ce dernier a décidé de renforcer ce couvre-feu passant donc l’heure de début à 22 heures. Une mesure qui est vivement critiquée sur les réseaux sociaux. Justement, maître Jiovanny William s’est exprimé sur sa page Facebook à la mi-journée, ce jeudi 31 décembre 2020. Il disait dans un post attendre toujours l’arrêté imposant ce couvre-feu à 22 heures.

Finalement, l’arrêté en question a été publié hier, « dans l’édition spéciale du registre des actes administratifs. Publié le 30… impossible de le contester utilement pour avoir une ordonnance du tribunal administratif avant le 31… »

A quelques heures du réveillon de la Saint-Sylvestre, nous attendons encore l’arrêté imposant un couvre-feu à 22 heures….
A quelques jours du réveillon de la Saint-Sylvestre (trois plus exactement), une communication ubuesque s’imposait à nous en martelant des restrictions purement virtuelles mais déjà destructrices de nos droits et libertés.
Quel est l’objectif de cette communication préfectorale ? Bafouer nos droits et libertés fondamentaux. Se moquer de nous.
Permettre aux chefs d’entreprises de s’adapter aux nouvelles mesures ? NON !
Permettre au peuple d’user de son droit à ester en justice dans des délais raisonnables ? NON !
La préfecture sait parfaitement que cette décision inique pourrait être cassée par un tribunal administratif qui d’ailleurs l’a déjà condamné sur le même sujet…. Et au nom du PEUPLE FRANÇAIS.
Passer par la concertation avec les élus du peuple ?
Je confirme qu’il n’y a aucune concertation mais de l’information…et bien sûr si le gouverneur est d’humeur.
Les faiseurs de lois se taisent et le peuple subi.
Je ne remets pas en cause la nécessité de ces restrictions, mais le procédé mûrement réfléchi d’un pouvoir central qui a décidé de piétiner nos droits et libertés.

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