Moselle : sa voyante prédit sa mort. Elle termine à l’hôpital et porte plainte

Une femme de 35 ans qui a eu recours aux services d’une médium en juillet dernier a été informée de la date de sa mort. Terrorisée par l’annonce de son décès elle termine à l’hôpital avant de porter plainte contre la voyante.

Apprendre la date de son décès par une voyante, comment ne pas être terrorisé ? C’est en tout cas ce qui s’est passé en Moselle. Une femme de 35 ans a consulté une voyante au téléphone en contre partie de 30 euros.

Cette dernière lui pose des questions avant d’arriver à celle de la santé de ses proches. «Elle me demande qui fait des petits malaises dans mon entourage, raconte Magalie. Je lui réponds que c’est moi. Elle finit par me dire que ce sont de mini-infarctus, que mon cardiologue minimise les choses et que je dois en trouver un autre sinon… je vais mourir d’une crise cardiaque d’ici six mois.» explique-t-elle à l’Est Républicain.

Complètement terrorisée par cette nouvelle qu’elle cache à son mari et a sa fille, la femme de 35 ans est sujette à des crises de larmes et enchaîne les consultations chez des spécialistes qui ne détectent aucun problème cardiaque.

Dans une seconde conversation téléphonique, la voyante explique de nouveau que tous les cardiologues ne sont pas réellement compétents et qu’elle a bien fait un malaise cardiaque. Une seconde conversation qui a terminé de terroriser et donc de traumatiser la jeune femme de 35 ans qui a été hospitalisée pour des troubles digestifs.

Finalement, c’est un psychologue qui suivait la femme de 35 ans qui l’a poussé à porter plainte contre la voyante qui profitait des informations données pour la piéger.

Aujourd’hui, elle sait qu’elle a été piégée et entame des démarches judiciaires contre la voyante.

Contactée par le quotidien régional, la médium demeure injoignable et a modifié son profil Facebook, où Magalie l’avait dénichée. Ses pratiques ont aussi été dénoncées par l’Institut national des arts divinatoires (Inad).

«Aucun médium n’annonce ainsi la mort des gens. C’est contraire à la déontologie, souligne son président Youcef Sissaoui. C’est surtout un moyen de rendre accros les personnes qui consultent et les contraindre à des séances supplémentaires. Nous recevons des dizaines de témoignages comparables chaque mois.»

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