Témoignage poignant d’une femme agressée par un homme gratuitement en Guadeloupe

Une femme agressée gratuitement par un homme à Saint-Anne en Guadeloupe témoigne. Un témoignage assez poignant qui raconte cette agression et la non assistance des personnes aux alentours.

“Voilà l histoire de susie
Je suis vraiment horrifié et dessus de mon île aujourd’hui . D’ordinaire si fier de venir de Guadeloupe, j’en vente chaque jour les mérites mais la je suis dessus, dessus des gens qui n’ont rien fait pour l’aider alors que la situation aurait pu empirer et avoir de plus lourde conséquence mais putin dans quel monde on vit …

” Hier, je me suis faite agressée.
C’était la première fois que ça m’arrivait.
Et c’est avec beaucoup de rage, de colère et de déception que je temoigne aujourd’hui.

Ça s’est passé sur la plage de sainte Anne, aux allentours de 14h.
Nous traversions le marché avec une amie en direction de ”L’américano” pour manger le midi.
En marchant nous sommes passées devant un stand. Le monsieur qui s’y trouvait nous a ”psiter” a plusieurs reprises et nous appelait comme un chien. Face à notre non réaction et voyant que nous nous éloignons sans même l’avoir regardé l’homme nous a insulté.
– “sale pute”. ”HÉÉÉ SALE PUTE”.
En s’adressant à mon amie, Marie, qui marchait derrière moi.
Je lui ai dis de ne pas se retourner.. Mais je pense que de colère ou d’orgueil, elle l’a fait.
– lui: ” Ben tu vois que c’était à toi que je parlais SALE PUTE ”
Et là… C’est parti…
Elle lui a dit qu’on ne traitait pas les gens de sale pute et que c’était un gros con..
L’homme a commencé à lui gueler des
” COUNIAMANMANW ” ” SALE PUTE ” ”SALOPE” à la chaîne.
Il a commencer à se rapprocher de nous en nous menaçant et en nous pointant du doigt.
Il nous hurlait en créole qu’on retourne dans notre pays les vieilles blanches avec ses éternels couniamanmanw et salope en boucle…
J’ai aussi commencé à l’insulter en créole, qu’il comprenne que je suis d’ici, que je comprends très bien ce qu’il raconte, à coup de ” OU PA LASS FÈ MOUN CHIER?! FOUT MALKAN LA VIÉ BÈT AN COUCOUNE A MANMANW ” Et je tirais Marie pour fuir le plus loin possible de lui.

Toute cette scène s’est déroulée sur le marché de sainte Anne, en pleine journée devant une cinquantaine de touristes et locaux, qui n’ont pas bougé.

Ça n’a vraiment pas du lui plaire que je lui retorque ainsi, et l’homme s’est mis entre Marie et moi, face à moi, et ma bloquée contre un poteau.
Il était collé à moi, du haut de ses bien au moins 1,90m et 90 kg, et me hurlait dessus
” MANGNÉ MWEN, MANGNÉ MWEN, COUNIAMANMANW, SALOP, MANGNÉ MWEN”
et moi je lui criait de me laisser passer, de me lâcher, de se pousser et de me laisser partir.
Marie était seule de l’autre côté et appelait à l’aide des gens qui étaient à moins de 5 mètres de nous…
” À L’AIDE! AU SECOURS! MAIS PUTAIN Y A PERSONNE QUI VIENT NOUS AIDER, MAIS AIDEZ NOUS PUTAIN…”

J’ai essayer de passer en force entre lui et le poteau pour rejoindre Marie. Et là il a commencé…
Il m’a mit une série de 3 coups de poings dans le visage, de toute sa force, de toute sa rage. Marie essayait de le tirer par derrière en criant à l’aide. Personnellement, son premier coup de poing m’a mit k.o.
On avait beau appeler à l’aide, personne ne venait. Les gens nous regardaient, rien ne se fesait.
L’homme s’est retourné et a continuer à me mettre des coups de poings au visage. Et c’est seulement après cette 2 ème rouée de coups qu’un homme, un touriste de L’Américano, est sortit nous aider, ainsi que les serveuses qui nous ont emmener dans le restaurant.

Elles ont du fermer le restaurant et toutes ses issues de secours car l’homme hurlait à l’extérieur et cherchait à forcer les portes pour rentrer et continuer à nous frapper.
La violence de ses coups était telle, que mon visage a instantanément gonflé. Mon oeil droit était fermé, entre ma joue et mon arcade. Je ne voyais plus rien, je n’entandais plus rien.
J’avais du sang plein le visage.. Et j’avais mal.

Même après l’arrivée des policiers municipaux et des gendarmes, l’homme continuait à se pavanner fièrement devant le restaurant, sur le trottoir d’en face, en riant et en sortant ses couniamanmanw.. Les gendarmes ont pris son témoignage, et l’homme est rentré tranquillement chez lui.
Il a quand même eu la lâcheté et le culot de leur dire qu’il nous avait dit ”bonjour”, qu’on avait pas repondu, et que je m’étais retournée pour lui coller une baffe.

Voilà, voilà où on en est rendu.
2 filles peuvent se faire agresser en pleine journée, devant 50 personnes, hommes et femmes, touristes et locaux, personne n’est intervenu…
Il a fallu qu’un touriste sorte du restaurant pour qu’on vienne nous aider, ainsi que les serveuses.

Je suis guadeloupéènne, d’une famille guadeloupéènne, je suis née et ai toujours vécu ici. C’est ma vie, ma terre, mon île… Et hier, aucun guadeloupéèn ne m’a aidé…

Je suis fâchée, fâchée contre cet homme qui nous a agressé sans raison. Je ne comprends toujours pas pourquoi, ni comment, il a fait ça. Comment peux tu faire ça, frapper des femmes après les avoir insultées et traitées de tous les noms, après avoir eu des propos racistes, au visage en plus, et être fièr de toi ensuite..

Il m’a frappée, j’ai des bleus partout sur le visage, je saignais du nez, de la bouche, ma machoire était bloquée, il m’a cassé une dent, et fait de grands bleus sur les bras tellement il me tenait fort..

Et je suis fâchée contre vous! Le peuple. L’humanité.
Comment est-ce que cela peut se produire? Pourquoi personne ne nous a aidé ? Pourquoi personne n’a bougé alors qu’on vous appelait à l’aide?

Je n’ai casiment pas dormis cette nuit tellement ces questions tournent dans ma tête…

L’humanité est-elle si pourrie?”

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